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Le burn-out parental ou épuisement maternel

Aujourd’hui je voulais vous parler d’un sujet encore tabou mais bel et bien présent dans notre société et par lequel je suis malheureusement toucher depuis maintenant presque 3 ans et duquel j’ai énormément de mal à me sortir. Je ne fais pas cet article pour être jugé mais pour parler et pourquoi pas aider certaines personnes à s’en sortir ou tout simplement trouver moi des conseils auprès de mamans ou papa (car oui même les papas peuvent être touchés) qui on étaient dans le même cas.

Qu’est ce que le burn out parental ?

Le burn-out maternel touche de plus en plus de mères, submergées par une fatigue à la fois physique et psychique dont elles ne parviennent pas à se remettre. Parce qu’elles cherchent sans relâche à tout bien faire, à tout contrôler, à être ces mères idéales qu’elles fantasment. Et y épuisent toutes leurs forces.

Tristesse, fatigue, irritabilité, anxiété… Un jour, des mots violent qu’on aurait jamais penser dire à son ou ses enfants. Une gifle ou une fessée qui part sans qu’on ait pu les retenir. Ce genre de passage à vide nombreuses son les mères à l’avoir vécu mais quand celui-ci persiste, lorsqu’aucune issue ne semble se profiler, le petit surmenage se transforme alors en véritable burn-out.Cet épuisement là peut survenir n’importe quand. Dès la naissance ou bien plus tard. Parfois dès le premier enfant, ou au bout du troisième. Surtout comme je vous le disais au début c’est un sujet tabou. Comment avouer qu’on puisse avoir souhaité, même un quart de seconde, jeter son enfant par la fenêtre ? Pensé faire ses bagages pour s’enfuir le plus loin possible ? Pourtant, accepter de pouvoir craquer, et de ne pas être la mère parfaite de nos fantasmes, est le seul moyen de surmonter cette crise que toute femme peut traverser un jour.

La maternité idéalisée

Le message véhiculé par la société actuelle est sans appel : la maternité, c’est le bonheur.Persuadées que l’arrivée d’un enfant dans leur vie va venir combler leurs désirs de bonheur et de réussite, nombreuses sont celles qui se jettent tête baissée dans l’aventure, sans savoir ce qui les attend vraiment.

Le grand désenchantement

Très vite, la réalité de la maternité prend le pas sur le fantasme. Nuits (et parfois journées) difficiles, responsabilités croissantes, organisation complexe… Dès les premiers mois et le premier enfant pour certaines, plus tard pour d’autres, la fatigue peut vite se faire ressentir. Les moments de doutes, de questionnements s’accumulent. Il falloir alors accepter que le désenchantement dure, faire le deuil de la mère parfaite,pour pouvoir voir que la réalité se compose tout autant de difficultés que de bonheurs.« Bien sûr, il y aura encore des moments exceptionnels à vivre, mais ils ne feront pas revenir l’émerveillement, le rêve d’une maternité idéale. Cette épreuve de réalité, toute femme en fait l’expérience lorsqu’elle devient mère, et doit faire avec pour toute la vie. » Et c’est bien là que tout se joue. Car lorsque les femmes n’acceptent pas ce désenchantement et ne font pas le deuil de la mère parfaite, alors, elles continuent de courir après leur fantasme, jusqu’à l’épuisement, voire, jusqu’au burn-out.

Accepter ou s’épuiser .

Car c’est bien cela, le « burn-out », terme jusqu’à peu réservé à l’épuisement professionnel. C’est ce qui arrive lorsque des mères, à l’image de certains salariés, cherchent à atteindre cette perfection fantasmée, et y consument littéralement toute leur énergie, physique, mais aussi psychique. C’est à la fois un sentiment d’incompréhension mais aussi de solitude.  Plus elle cherche à tout réussir, plus tout lui échappe. Elle a alors l’impression de n’avoir plus assez de temps pour personne : ni pour elle, ni pour ses enfants, ni pour son couple. De ne pas s’en sortir. De courir en permanence. Y compris en vacances. Elle se sent incomprise, mal aidée, peu soutenue… Mais estime paradoxalement que la charge de maternage lui incombe sans partage. Elle n’arrive pas à déléguer, se retrouve forcément dans l’impasse, et en souffre.

C’est la fatigue qui frappe en premier. Difficulté à se lever le matin, sentiment d’être vidée. Puis le quotidien devient mécanique, les gestes sont répétés machinalement, surtout ceux à l’attention des enfants. Pour essayer d’économiser ses forces, la mère prend ses distances, notamment sur le plan affectif, y compris dans son couple. Mais très vite, cet état second la ronge. Elle réalise qu’elle s’éloigne chaque jour un peu plus de ce rôle de mère parfaite qu’elle cherchait pourtant à atteindre. Elle se dénigre, se déconsidère, perd confiance.

Le mères qui souffrent de burn out, on le regard fou, battu ou vide.Le moindre bruit les agresse. Le moindre cri, la moindre dispute, peut déboucher sur une gifle inhabituelle. Ce sont en fait tous les symptômes du stress accentué. À leurs yeux, la seule issue serait de faire mieux, ou de faire plus. Et elles continuent de s’épuiser, encore et encore. Physiquement, comme moralement. » Troubles du sommeil, de l’alimentation, de l’humeur parfois même dans certains cas, Dépression, consommation de drogue et/ou d’alcool, nombreux sont les symptômes qui peuvent illustré le burn-out.

Les conséquences peuvent être terribles. De la maltraitance de l’enfant jusqu’à l’auto agression de la mère, voir dans certains cas malheureusement le suicide (je vous rassure je n’en suit pas à ce stade là car j’ai la chance d’avoir un papa à l’écoute).

Prévenir le burn-out ou s’en sortir.

Le seul moyen de se prémunir d’un tel épuisement c’est de parvenir faire le deuil de la mère parfaite.Cela passe notamment par le fait de pouvoir déléguer, de partager leurs tâches et leurs responsabilités avec les pères et/ou les proches. Les femmes, en acceptant que d’autres puissent s’occuper de leurs enfants, en sortant du fantasme de la toute puissance maternelle, ouvrent la voie à la co-parentalité. Et permettent notamment ainsi aux pères de prendre leur place. »

Si le burn ou est déjà là ? L’épuisement ne se résoudra pas par magie.Parce qu’il n’est pas lié à leur personnalité, à ce qu’elles sont, mais à la situation matérielle du maternage, et à l’investissement psychique de la maternité. » Une bonne façon de s’en rendre compte est d’en parler avec d’autres mères, et découvrir qu’elles aussi connaissent, ou ont connu, le même désenchantement.

Le fait d’avoir des pensées négatives envers son enfant, l’envie de le jeter par la fenêtre, ou de s’en débarrasser, est très culpabilisant si l’on n’a personne à qui en parler, personne qui puisse nous dire : « À moi aussi ça m’arrive, ça nous arrive à toutes. » Si la seule représentation que l’on a est celle de cette mère parfaite que l’on fantasme, alors on se pense monstrueuse, anormale. Alors que toutes les mères vivent à un moment ce genre de pensées violentes. Et ce n’est pas parce qu’elles le pensent qu’elles vont passer à l’acte. »

Encore faut-il pouvoir se confronter à d’autres et parvenir à appeler au secours. Famille, amies, voisines, thérapeute, voire même, une parfaite inconnue rencontrée sur un forum de discussion. Tout interlocuteur est envisageable. Car lorsque le burn-out est bel et bien là, il devient parfois encore plus difficile de demander de l’aide.

Plus encore que les mères, c’est l’entourage qui doit être très attentif. Une femme un peu isolée, qui s’occupe beaucoup de son/ses enfant(s), a besoin d’être soutenue. Il ne faut jamais prendre ses difficultés à la légère. Avis aux pères : même si elle veut tout faire seule, aidez votre femme, soulagez-là, partagez. Et ce d’autant plus que les enfants bénéficient beaucoup du maternage paternel ! »

Voilà j’espère que cet article vous aura plut et que je pourrais en aider certaines ou certains. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous aussi à un moment donner vous avez était concernée et si oui comment vous en êtes vous sorties ? Bonne lecture à tout le monde à très vite pour un nouvel article


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